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J’ouvre ce brouillon qui sera sans doute publié ou pas, comme des tas de brouillons qui dorment ici ou dans mon google drive. J’écris ce matin 15 avril pour me décharger de pensées qui dorment en moi depuis quelques jours.
Ce blog a fêté sa première année de publication dimanche dernier (le 12 avril). Il y a un an, je publiais un premier article en guise de prologue pour parler de ce que je voulais faire ici. Puis le lendemain, ma vie a pris un tournant. Je ne vais pas revenir là dessus, il y a suffisamment d’articles qui en parle et je concède en avoir marre de ce blog, marre de parler toujours de la même chose.
Bon, en fait, il faut que je revienne sur cette semaine du 14 avril 2025 pour pouvoir parler au présent. Cette semaine là, je voulais dormir, je me suis endormi en m’enfilant une quantité de médoc et ce fût ensuite le black out. Aujourd’hui encore, je n’ai aucun souvenir concret de ce qui c’est passé. Tout ce vide, ce sont mes ami.e.s, ma famille, mes collègues de travail qui l’ont comblé. Aujourd’hui je sais que je me suis foutu dans un fossé en voiture, j’ai été hospitalisé, je me suis enfuis des urgences, le lendemain je suis revenus pour me faire interner et mes parents et amies sont venus à mon chevet pour me sauver, me protéger. Le seul souvenir que je garde de tout ça, c’est la photo d’une pizza partagé avec des ami.e.s qui ont fait des kms pour venir me voir.
Etait ce une envie de disparaître, une envie de me reposer, de déconnecter un peu, de renaître, un appel au secours ? Aujourd’hui, je crois que cette période obscure a été le redémarrage de ma vie. Ca m’a permis de faire le point, de savoir où je voulais aller, qui j’ai été, qui j’étais et qui je serai. Cette période m’a permis de faire une rencontre bouleversante, de revenir au creux de ma famille, de me reconnecter à mes parents, à ma soeur, à cet esprit de famille qu’on a tous et toutes chercher à avoir un jour. J’ai compris, visualisé à quel point j’étais bien entouré mais que la maladie, la souffrance intérieur m’empêchait de voir. J’ai écris à mon agresseur, j’ai pardonné, j’ai pu avancer.
Pendant des mois, j’ai mis en place des choses, j’ai renforcé ma thérapie, j’ai renforcé mon traitement, j’ai écris, j’ai lu, j’ai regardé, je me suis instruis, je me suis fais viré de mon taf, j’ai relativisé, j’ai décidé de rentrer à l’école d’infirmier, j’ai fais mon mea culpa auprès des personnes concernées. Bref, ma vie a aujourd’hui le visage que je voulais qu’elle ait quand j’avais 15 ans.
Et je crois que c’est ça que j’aime aujourd’hui, c’est pas encore parfait selon moi MAIS ça s’en approche, avec le temps je détruis ce que j’ai jamais aimé chez moi, j’ai envoyé mon ego se faire voir, je me suis détaché du regard des autres, je cultive mon empathie, ma découverte des autres, les plaisirs simples, j’ai embrassé ma solitude, mon célibat.
Aujourd’hui, dans le présent, un an après avoir fait une connerie, après avoir hurlé ma détresse, j’en tire du positif. Je sais enfin que le seul responsable de ma vie passée et actuelle c’est moi. Oui j’ai démarré dans la vie avec une certaine violence, je me suis enfermé dans une bulle parce que mon cerveau ne pouvait faire autrement. J’ai pas encore 40 ans mais c’est officiel, j’entame la meilleure partie de ma vie. Parce que tout ce que je fais, je le fais en pleine conscience, en étant au courant de tout !
Je crois que les changements d’humeur de ce blog sont dû au besoin de tourner la page mais je n’y arrivais pas. J’en avais marre d’écrire, de rabâcher, de crier coucou je suis une victime, lisez moi. Quand j’ai reçu en insultes que je cherchais juste de la validation, ça m’a fait un électrochoc, je ne cherche aucune validation, je voulais juste partager un trauma, une manière de se relever mais au bout d’un moment, il n’y a plus rien à dire. Je mets un point final à cette période. Je voulais mettre un point final à ma vie, je lui ai juste rajouté une virgule pour temporiser. Et demain, j’y rajouterai un sourire fixe . ; ;)
Prenez soin de vous.

Tu peux, tu dois être fier de toi, fier d'être capable de mettre des mots sur tes maux. Les chemins sont encombrés d'embûches mais tu sais maintenant que ce qui est important c'est la direction. Bienvenue dans cette nouvelle vie mon fils et souviens toi que les béquilles sont toujours là au cas où.
Je t'aime
Papa
Les larmes me montent parce que j'ai failli te perdre, j'ai eu peur, mais je suis tellement fière aujourd'hui à l'aube de ta quarantaine ( oui dans un an😉) de l'homme que tu es devenu, du papa que tu es , où que tu sois où que je sois je serais tjrs là. Je t'aime mon fils ❤️